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Ségolène Royal

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Agenda

Vendredi 3 avril
Débat participatif sur le thème: "Notre système scolaire en danger" (Camaret, salle René Roussière, 20 heures 30)

Samedi 4 avril
Café politique sur l'actualité en présence du Pdt de l'association Avignon 2014 (Avignon, Bar la bibliothèque, 125 rue Carreterie, 10 heures 30)

Dimanche 13 septembre
Meeting-concert de la Fraternité avec Ségolène Royal (Montpellier)

Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 02:32
Cher camarade,

Nous sommes un certain nombre dans le Vaucluse à avoir pris connaissance de la dernière livraison de "l'Hebdo" et dont la lecture nous a laissés perplexes. Tout d'abord le titre de couverture "Le long chemin des dames": quand on se souvient de ce que fut le Chemin des Dames de 1917, l'allusion est assez, je dirais: obscène, non? Enfin, le combat des Femmes est tout autre chose qu'un "combat de dames", expression qui a un petit côté un brin condescendant.

Dans les pages intérieures, on est tout heureux d'apprendre que Germaine POINSO-CHAPUIS, femme de grands mérites au demeurant, fut la première femme Ministre... en 1947 (on me dit qu'il y a eu des femmes dans le Gouvernement de Léon BLUM en 1936...). On apprend aussi qu'en 1982, Yvette ROUDY a légiféré... bravo, qu'en 1989, Catherine TRAUTMANN (PS, est-il précisé, des fois que...) devint première femme maire d'une grande ville. Quant à Martine AUBRY, elle a légiféré elle aussi sur l'IVG en 2001.

Bravo à toutes, dommage que ce si beau palmarés pêche par de nombreuses omissions: une personne fut entre 1992 et 1993 Ministre de l'Environnement, puis entre 1997 et 2002 dans le Gouvernement de Lionel JOSPIN, du 4 juin 1997 au 5 mai 2002 successivement: Ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance, Ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux Personnes Handicapées. Cette personne, "je vous l'donne en mille!" n'est autre que... Ségolène ROYAL.

Mais, me direz-vous, a-t-elle fait quelque chose pour les femmes et qui justifie de ce chef sa présence dans ces pages de l'Hebdo?

Voyez plutôt, jugez par vous-même:

Pendant cette législature-là, la Ministre fait:

_Adopter la loi relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs,

_Autoriser l'accés des jeunes lycéennes, dans les lycées même, à la pilule dite "du lendemain",

_Adopter une réforme de l'autorité parentale,

_Initie la féminisation des noms de métiers...

Nul doute que toutes ces actions méritaient de figurer au palmarès des actions favorables à la vie des Femmes. Pourtant... rien...

Enfin, s'il est important de se souvenir de la camarade qui fut première femme maire de grande ville, de même ne faut-il pas oublier qu'une et unique femme dirige aujourd'hui un Conseil Régional: en Poitou-Charente.

Enfin, excusez du peu, Ségolène ne fut-elle pas la première femme de l'histoire de la Vème République à être candidate à la Présidence de la République? En tout cas cet évènement fut salué en France et à l'étranger.

Alors, pourquoi ces oublis?

Ignorance des rédacteurs? Oublis à la relecture? Le directeur de la rédaction était absent lors du bon à tirer? Peut-être ce numéro essentiellement consacré aux listes de nos candidats aux élections européennes a-t-il été bâclé pour le reste...?

Bien sûr j'écarte l'hypothèse de la malveillance ou de la volonté de nuire: entre camarades d'un même parti... hein? On ne s'abaisserait pas à de si sottes mesquineries... D'autant qu'elles rappelleraient par trop une période où en URSS on faisait disparaître des photos les personnages qui étaient tombés en disgrâce entre temps... Or que je sache on est en France, en 2009, et personne n'est tombé en disgrâce... bien au contraire...

Alors, camarade directeur, malgré vos nombreuses et écrasantes responsabilités, s'il vous plaît, veillez de près à l'objectivité de la revue dont vous avez la charge afin que "l'Hebdo" soit vraiment celui de "TOUS les socialistes" et non pas celui "DE socialistes".

Avec mes (nos) salutations socialistes.


Source: Jean-Louis Villaume / Photo: Stéphane Lemouton
Par Désirs d'avenir en Nord-Vaucluse
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /Mars /2009 15:12
Dans le cadre des universités de la connaissance, Désir d’avenir Nord-Vaucluse vous invite le vendredi 3 avril à Camaret, salle René Roussiere, à 20h 30, à venir assister à un débat participatif sur le thème:


« Notre système scolaire en danger »


Avec des intervenants comme Marc Derive, président de la ligue de l’enseignement de Vaucluse et inspecteur de l’éducation Nationale en retraite, des enseignants du primaire, de l’élémentaire, du 1er et 2ème degrés (collège et lycée), des étudiants et des parents d’élèves seront présents pour répondre à vos questions .


Venez nombreux nous faire part de vos interrogations, de vos préoccupations.


L’école, celle de nos enfants et de nos petits enfants, est la porte d’entrée dans la société.

 

 

Source: Marcelle Arsac / Photo: Amélie Ermenault

Par Désirs d'avenir en Nord-Vaucluse
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 21:09
"Si l'élection du président Obama a d'abord réconcilié l'Amérique avec elle-même, elle a aussi posé les fondements d'une réconciliation de l'Amérique avec le reste de la planète. En dénonçant avec courage l'aveuglement de la puissance brute, en acceptant d'écouter le monde tel qu'il est, complexe, riche, mais aussi fragmenté et imprévisible, en plaçant sa confiance dans le dialogue avec tous plutôt que dans le coup de poing solitaire, il a sonné le glas d'une vision impériale dont le seul résultat aura été l'impasse irakienne.

Avec son retour dans le commandement intégré de l'OTAN, la France envoie un signal de repli sur la sphère occidentale qui va à rebours de la stratégie d'ouverture impulsée par Barack Obama. Cette décision, prise quand George W. Bush était encore en fonctions, n'est pas le gage d'une nouvelle relation avec les Etats-Unis, ces derniers ayant de plus en plus besoin d'une Europe politiquement forte et indépendante. Au fond, ce repli traduit un triple contresens : sur l'évolution du monde aujourd'hui ; sur le rôle de la France et de l'Europe dans les relations internationales ; sur les garanties de notre sécurité collective.

Le mur de Berlin est tombé depuis presque vingt ans. En vingt ans, de nouvelles puissances ont émergé, à l'image de la Chine, de l'Inde ou encore du Brésil. Les menaces ont changé, les conflits aussi. Les risques d'affrontement entre blocs ont laissé place à une prolifération de guerres civiles et à la déterritorialisation d'un terrorisme transfrontière. Des Etats se sont effondrés, de nouvelles zones grises sont apparues dans les interstices de l'ancien empire soviétique, les trafics de toutes sortes se sont globalisés.

Face à ces bouleversements, l'OTAN a traversé une crise d'identité profonde. Partiellement périmée par l'effondrement du Pacte de Varsovie, la doctrine de sanctuarisation de l'espace Atlantique a été élargie au profit d'une logique d'intervention extérieure, au Kosovo, puis en Afghanistan. Certaines ambiguïtés majeures n'ont pas pour autant été levées. L'OTAN demeure une organisation marquée par la guerre froide, avec pour corollaire le leadership politique et militaire que les Etats-Unis y exercent. Ainsi s'explique sa force d'attraction sur les anciens satellites de la Russie, désireux de s'affranchir de l'"étranger proche" de Moscou en se plaçant sous le "parapluie" américain.

Fermée aux grandes puissances non occidentales, mais ouverte à des théâtres d'opérations extérieures, l'Alliance vit dans un entre-deux délicat. Elle apparaît désormais comme le bras armé de l'Occident dans le monde, sans avoir la légitimité dont bénéficierait une alliance à vocation universelle. Avant de décider d'une réintégration au sein du commandement militaire intégré, il aurait donc été souhaitable qu'un débat politique s'engage sur les nouvelles missions confiées à l'OTAN. Faut-il, alors que d'autres pays s'affirment sur la scène internationale, donner le sentiment de nous crisper sur la "famille occidentale" ?

Ne risquons-nous pas de nous enfermer dans une logique défensive d'avant-hier, alors même que le monde est en train de basculer ? Ne donnons-nous pas le signal de l'enfermement, alors que nous devons être dans un mouvement d'ouverture ?

Dès les années 1960, le général de Gaulle avait compris l'intérêt de jouer un rôle de "pont" entre l'Est et l'Ouest, entre le tiers-monde d'alors et ceux que l'on n'appelait pas encore les pays du Nord. Bien que la donne ait changé, cette posture est plus pertinente que jamais. Le monde a besoin de pays qui jouent le rôle de médiateurs, voire de recours, politique et moral. Cela vaut pour la France. Mais cela vaut aussi pour l'Europe dans son ensemble. L'indépendance de la politique étrangère n'est pas destinée à flatter l'esprit cocardier. Elle est le fondement d'une stratégie d'influence globale destinée à nouer le dialogue, en évitant d'être marqué au fer rouge par l'assignation à un camp.

Bien sûr, le retour dans les structures de l'OTAN ne signifie pas une adhésion de droit à toutes les opérations de l'Organisation, mais il est évident que notre participation aux commandements de l'OTAN fera peser sur nos choix d'engagement une pression morale considérable. L'étouffante pression de l'unanimité ne constituera jamais un gage sûr de notre liberté, car il faut beaucoup de force d'âme pour s'opposer lorsqu'on est seul. Non, le cadre de l'OTAN n'est pas aussi flexible et protecteur de notre indépendance diplomatique que Nicolas Sarkozy cherche à le faire croire. Or, les drames vécus en Irak ont prouvé que la France voyait juste. Cette voix pourra-t-elle encore s'élever demain ? Rien n'est moins sûr. En tout état de cause, ce tournant ne peut pas être pris sans un débat et un vote au Parlement.

Enfin, la réintégration de la France dans l'OTAN aurait pu se comprendre comme un choix tactique s'inscrivant dans le cadre d'un projet ambitieux pour une Europe de la défense indépendante. Des bases solides pour l'Europe de la défense étaient d'ailleurs selon Nicolas Sarkozy la condition nécessaire à notre retour dans l'OTAN. En lieu et place, on trouve un maigre bilan.

Les importants moyens humains et financiers qui vont être mis au service de l'OTAN auraient eu plus de sens s'ils avaient été précédés par de nouveaux moyens mis au service de l'Europe. On ne peut demander à l'Europe de la défense de progresser tout en consacrant plus de moyens à l'OTAN. Il y a ici une contradiction forte qui ressemble à un choix trop facile de l'OTAN contre l'Europe.

Plus que jamais, il faut doter la France et l'Europe d'une vision stratégique. Les idéaux de paix et de démocratie que les pères fondateurs voulaient pour l'Europe, et qui sont les nôtres aujourd'hui, ne sont pas des horizons qu'il faut invoquer au détour d'un discours : ils sont les fondements réels de notre puissance et de notre rayonnement dans ce monde. L'Europe de la défense n'est pas seulement un dispositif militaire, c'est avant tout un pilier au service d'une identité propre, fondée sur le droit, l'esprit de justice et l'indépendance. Soyons-en sûrs : c'est de cette Europe dont les Etats-Unis et le monde ont besoin aujourd'hui.

Ségolène Royal

Par Désirs d'avenir en Nord-Vaucluse
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 00:21

"J'étais invitée au Forum social mondial de Belém la semaine où, en France, des centaines de milliers de manifestants ont clamé, eux aussi, leur colère et leur désir d'une alternative au système qui a plongé la planète dans une crise globale de civilisation.


Dès 2001, à Porto Alegre, les altermondialistes ont affirmé les premiers qu'un autre monde était possible. A l'époque, beaucoup les raillaient au nom d'une mondialisation financière forcément heureuse... Ils avaient un temps d'avance et des refus essentiels: contre la soumission aux forces aveugles du marché et du profit à court terme, contre la destruction de l'environnement et l'exploitation des travailleurs.


Ce qui se passe aujourd'hui confirme les mises en garde des altermondialistes. La tenue du forum aux portes de l'Amazonie, lieu emblématique des dangers qui menacent les équilibres écologiques de la planète, pose avec force cette question urgente: quel autre modèle de développement pour que la crise ne soit pas une catastrophe subie mais l'occasion de faire naître un ordre juste et de nouvelles règles morales ? Le président brésilien Lula l'a proclamé dans le meeting immense qu'il a tenu avec les présidents du Venezuela, de la Bolivie, de l'Equateur et du Paraguay: "Il semblait que les pays riches savaient ce qu'ils faisaient et que nous, nous étions incompétents.

Aujourd'hui, c'est leur crise, pas la nôtre. Le dieu marché s'est écroulé faute de responsabilité et de contrôle."

Une chose m'a frappée à Belém: il n'y a pas de barrière infranchissable entre ces trois composantes que sont la gauche de gouvernement, les mouvements sociaux qui luttent sur le terrain, et ce qu'on appelle en France l'extrême gauche. Bien sûr, la critique est parfois vive, mais dans l'ensemble sans sectarisme stérile. Ici, on s'écoute. Ici, on argumente. Des ONG de tous les pays, des militants politiques et syndicaux, des élus, des religieux engagés aux côtés des plus pauvres se retrouvent dans les forums dans le respect de leurs différences.

Les jeunes sont massivement présents, le dialogue entre générations fonctionne, alliant transmission et rénovation de l'action politique. Les confédérations syndicales brésiliennes participent activement aux débats. Des militants de la CUT (le principal syndicat brésilien) m'ont dit les relations fraternelles nouées avec les syndicats français aux heures sombres de la dictature militaire.


A Belém se renforcent toutes les résistances contre "l'économie de casino". "C'est bien plus sérieux que Davos", m'a dit Lula lors de notre rencontre, vendredi matin. Il m'a présenté Dilma Rousseff, qu'il soutient pour l'élection présidentielle de 2010. Jadis emprisonnée et torturée par le régime militaire, elle est aujourd'hui l'équivalent d'un Premier ministre. Dilma est une de ces femmes brésiliennes qui occupent aujourd'hui des responsabilités de premier plan. Ana Julia Carepa, par exemple, ancienne militante syndicale et gouverneure de l'Etat amazonien du Para, qui m'a longuement parlé de son action contre le capitalisme sauvage et pour une croissance durable de l'Amazonie. Lula m'a dit aussi à quel point les mouvements sociaux sont nécessaires pour rappeler les gouvernements à leurs devoirs. Ici, le dialogue est constant, même s'il n'est pas de tout repos. Ce pouvoir-là n'est pas déconnecté de la société. Et cette société sait que ses dirigeants comprennent ses difficultés et se battent, à l'écoute des citoyens, pour améliorer la vie de tous."


Ségolène Royal 



Source: Désirs d'avenir

Par Désirs d'avenir en Nord-Vaucluse
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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /Fév /2009 23:54



René Turc, Laurence Perdrix, Marcelle Arsac et Marie-Andrée Gagnière, écoutant trés attentivement Jean-Louis Bianco, dans une discussion après le débat participatif sur la crise actuelle, soulignant  qu'il fallait changer le capitalisme financier ainsi que les comportements, ceux ci commencent à changer au niveau de l'écologie, il faut que cela continue, plusieurs pistes sont évoquées comme l'augmentation de la production agricole nationale qui entraînerait une économie d'énergie au niveau des transports, des milliers d'emplois peuvent être créés dans le développement durable.

Une réunion trés enrichissante à double titre, la valeur de l'invité et la participation active des personnes présentes.


Source: Marcelle Arsac / Photo: Marcelle Arsac
Par Désirs d'avenir en Nord-Vaucluse
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